03.05.2012

Contre les appareils, apparions-nous !

 

Quelle drôle de Démocratie où nous en sommes réduits à pour ne pas avoir la peste, nous nous obligeons à choisir le choléra ! (et vice-versa !)

 

 Soyons honnête avec nous-même ; nous avons pris l’habitude de dire « au premier tour on choisi, au second on élimine ». Oui, le vote du second tour n’est que très rarement un vote d’adhésion !

 

A bien y réfléchir, nous avons en fait trois choix possibles : la peste, le choléra et un vote de protestation d’être enfermé dans ce choix, fruit d’un mode électoral entretenu par des appareils qui y ont un intérêt comme je vous propose de vous le montrer dans la suite de mon billet. Trois choix donc : « la Peste », « le Choléra » et « le NON, changeons les règles » !

 

Présentons d’abord la proposition que je vous fais, proposition faite de confiance à l’autre, la base du fonctionnement démocratique.

 

Je vous propose pour faire échec aux appareils que nous nous apparions ! Nous avons dans nos entourages, nos voisinages, des personnes qui ont un avis contraire à nous sur ce qui est peste et sur ce qui est choléra. Proposons à l’une d’entre elle de voter ensemble blanc. Ainsi, les forces en présence ne changent pas. Au lieu de peste et choléra, choisissons deux fois de dire NON, non à une règle de jeu inique !

 

Il m’a fallu tant années pour comprendre que notre système de désignation du Président de notre République est totalement inadapté à ce que nous allons lui demander ensuite. Alors que nous sommes sensés chercher celui (ou celle) qui nous rassemble et nous rassemblera pour les cinq années à venir, le mode de scrutin uninominal à deux tours clive notre France en deux. Elle exacerbe nos différences au lieu de s’intéresser à ce qui nous rassemble, nous Français.

 

 Une ineptie que nous vivons depuis 50 ans. Les personnes qui veulent changer cette règle du jeu restent inaudibles, alors que les solutions existent(1). Il faut dire, qu’un combat de catch à la télévision, continue à faire de l’audience…. La forme prime sur le fond. On continue à appeler cela démocratie, comme je l’ai longtemps fait. Plus mes années passent, plus je trouve cela une réelle immaturité démocratique. Alors comme au temps des jeux du cirque, nous en sommes réduits à soutenir, à défaut de mieux notre « héros » dans l’arène.

 

L’idéal démocratique serait une recherche constante de compromis, notre capacité collective de parole et d’écoute, à faire usage de notre bouche et de nos oreilles (nous en avons deux fois plus) pour grandir ensemble en citoyenneté. Force est de constater, que si cela est atteignable dans une petite communauté (combien de couples recherchent déjà cet idéal déjà à deux !) nous pouvons parler d’utopie pour notre communauté Nationale. Cependant, réduire notre recherche de consensus à la règle des plus que 50 % (des votes exprimés) est certes pratiques, mais nous éloigne vraiment de l’objectif recherché qui est de grandir en citoyenneté en désignant nos représentants. Au lieu du compromis, on nous propose de vivre dans la compromission, celle de choisir un non-choix !

 

 

Sauf accident, deux écuries s’opposent, celle qui a choisi la tribune de Droite et l’autre qui à choisi la tribune de Gauche. Les deux camps savent qu’ils sont là pour faire le spectacle, car les deux savent qu’elles ont intérêt d’entretenir à cultiver les différences pour avoir une chance de pouvoir être à nouveau dans l’arène dans 5 ans (et dans les 577 arènes ouvertes quelques semaines après pour désigner la « représentation nationale », les législatives)

 

Nos deux écuries s’appellent aujourd’hui PS et UMP, elles ont chacune leur codes, leur rites, leur combats d’égo. On parle de l’ «Etat PS » comme de l’ «Etat UMP », comme le Roi-Soleil disait « l’Etat, c’est moi ». Cela s’appelle prédation. Les règles du jeu sont tellement « bien » réglées que les deux appareils, l’un PS et l’autre UMP usent et abusent du leur suprématie dans leur camp dès les élections législatives qui suivent. Ainsi, depuis leur QG parisien, ils décident de la vie ou de la mort politique des candidats-représentants notre « diversité » à l’assemblée. Pour avoir une chance d’être « Représentant du peuple souverain », il faut plaire à la cour, soit PS soit UMP. Ou bien, il faut être en mesure de peser dans un rapport de force comme un apparatchik d’EELV a essayé de le faire avant la campagne. Est-ce cela la démocratie responsable et ouverte que nous souhaitons?

 

Et voilà que, après avoir un mode électoral impotent pour désigner un « Rassembleur » là ou nous devons avoir unité, nous avons un coup d’Etat Permanent de deux appareils, prédateurs de notre diversité de représentation nationale, là où nous devons avoir pluralité !

 

Amis lecteurs, j’étais pour le Plan B, vous le savez ! C’est la France HS qui a été retenu dans une campagne qui sera retenue, à mon avis, comme une des plus superficielles de l’Histoire alors que nous sommes à un moment décisif de notre histoire de notre continent. Certains d’entre vous, je le sais, ont voté JLM, FH, EJ, FB, NS, NDA, MLP, ou encore un des trois autres candidats, là je n’ai pas de certitudes.

 

Je vous propose de nous opposer aux appareils des deux Etats-Majors prédateurs. Si vous cherchez un ou une pour faire la paire, n’hésitez pas à me le demander pour que je vous mette en contact, je suis sûr que vous ferez une rencontre  extra-ordinaire ! Ensemble quittons les tribunes et venons sur le terrain !

 

Bonne rencontre démocratique à tous !

 

 

(1) elles sont déjà pratiquées, par exemple pour des prise de décision dans la création et l’entreprenariat internet, on appelle cela le vote Condorcet, du mathématicien et philosophe révolutionnaire qui le seul entre laisser la vie et couper la tête au roi, à proposer, sans être suivi, de l'envoyer au bagne !

 

14.04.2012

Aller à Vincennes ce 15 avril ?

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Dans cette vue en coupe de la caisse de résonance d'un violon, l'âme est la pièce n°5.

 

Réfléchissons ensemble.
Je vais être sévère, peut être, lucide, je pense.
Lucide ? .... aveuglant de chercher la lumière ? Noires sont les ténèbres.

Si c'est pour passer un bon moment entre amis
, il y a de meilleurs endroits. Viens donc boire un verre sur mon lopin de terre !
Si c'est pour avoir du plaisir à écouter un bon orateur, François Hollande ne vaut pas les originaux :
 - soit en version lutte des Classes, international socialiste : Jean-Luc Mélenchon, le Plébleien éloquent. J'ai toujours eu du mal à comprendre la différence intrinsèque entre la lutte des Classes et la classes des lutteurs...., toujours une question d'égo (d'égaux ?). Une dictature reste une dictature.
 - soit en version lutte de l'Homme, européen humaniste : François Bayrou, le Résistant Bègue. J'ai toujours eu du mal à comprendre la différence intrinsèque entre Socio-Démocrate et Démocrate-Sociaux, la ligne de fracture n'est que l'artificiel découpage de notre 5iem bipolarisante)

Si c'est pour aller à la cour pour paraître au lieu d'être,
je ne suis pas royaliste. Je ne suis pas prêt à enchainer ma liberté pour me servir, en ayant l'outrecuidance de laisser croire que je suis là pour servir.

Si c'est pour soutenir l'oligarchie
, très peu pour moi, je suis un apprenti démocrate. Apprenti, car c'est un chemin, et il y a du chemin.
J'ai du chemin à faire pour monter en conscience, la France, elle, a du chemin à faire pour se débarrasser des quelques dizaines d'apparatchiks calculateurs à Solférino ou d 'officiers servils à Vaugirard, l'annexe de l'Elysée jusqu'au 6 mai. Un côté blanc un côté noir, choisis toi-même la couleur de ta face, l'autre face aura l'autre couleur...... Aujourd'hui et depuis Epinay-71 ou Changement-81, soit l'avènement du coup d'Etat permanent des deux Etats Majors prédateurs, Apparatchiks et Officiers décident de vie ou de mort politique à tous les étages de notre représentation "pseudo-démocratique" : local, régional, national.  Tous ceux qui osent dire qu'ils veulent servir, sauf charisme local exceptionnel, ne sont jamais à la merci d’une décision d'un des Sièges. Comme ces "soumis" refusent les compromis, ils acceptent les compromissions.

Si c'est par tradition "familiale", partisane, n'oublions pas que la question est de choisir un Président, rien d’autre. Le Président, c’est celui qui nous unit. Pour le parlement, le 10 et le 17 juin, nous choisirons ce qui nous sépare. Et là chacun son camp.  Pour le 22 avril, il n'y a qu'un seul camp, c'est celui de la France.

J'ai un idéal pour la France, il est démocratique.

 

J'ai choisi un chemin, il est pragmatique. Il passe par le Référendum du 10 juin de "Moralisation de la vie politique". C’est la proposition de Bayrou et de son équipe Commando de Compagnon de Résistance. Resserré et Uni, derrière un idéal.

 

Ne soyons pas dupe : dans chaque équipe, chacun agit en pensant comment on peut se servir en servant. Soyons lucide : si on veut se servir avant de servir, rien de mieux que de rejoindre d’un des deux partis provisoirement principal ou être le leader d’un parti affilié de premier rang. Bayrou au second tour, il devient alors l’alpha et l’oméga de tous ces serviteurs se servant. Bayrou avant le premier tour, les socio-démocrates le caressent, la classe des lutteurs le vilipende.

 

Le chemin proposé par Mélenchon de la sixième République est une chimère si l'on regarde juste un peu la France du 2012 et de ses électeurs, les plus de 65 ans, nés juste après-guerre. Ils se rappellent de l'avant 1989 et du rideau de fer monde libre/impérialiste communiste.

Mon choix est clair, ami(e) progressiste. C'est le progrès. Mon choix est clair, ami(e) conservateur(rice), c’est garder le « Liberté, Egalité, Fraternité ».

 

Ce qui m'intéresse ce n'est pas la face ou l'autre face, c'est l'âme de la pièce, la pièce-âme. La France.

 


 

 

11.04.2012

une tranche de vie ce mercredi 11, dans ma pétromobile

Ce matin, grand soleil après une nuit pluvieuse. Luke, le correspondant américain de Seattle de Paul est arrivé il y a quelques jours.
La ballade en forêt de lundi matin m'a confirmé que Luke n'était pas encore très confiant en bicyclette, normal, à Seattle, la bicyclette n'est pas très utilisée.

Ce vendredi soir, nous avons pris un peu de temps pour regarder ce petit film dessous qui explique comment les PaysBas se sont reconstruit autour de la pétromobile jusqu'au premier choc pétrolier avant de passer à la bicyclette. Rien n'est éternel, rien n'est définitif.

Nous avons oublié le sens de la phrase des sages tribus africaines, attribuée à Antoine de St-Exupéry : Nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants. En 150 ans, depuis le Colonel Drake, nous avons dilapidé cette fortune, façonné nos territoires (à notre image ?)

Ce samedi, l'association MLDD a organisé un atelier vélo à l'occasion de la semaine DD de ML. A cette occasion, j'ai fait quelques posters qui ont été mis sur le site.

Pas de risque à prendre pour Luke ce matin . Nous prendrons la pétromobile. Tiens plus que 30 km avant de re-faire le plein.... et creuser, encore et encore le déficit commercial français. 62 Milliards sur 69 du déficit, c'est pour notre soif en pétrole et gaz naturel... 140 chevaux pour aller à l'école, preuve que l'on a (encore) de l'avoine !

Sur le chemin de retour, j'allume France Inter et tombe bouche à oreille sur Interactiv , l'interview de François Bayrou. Arrivé devant la maison, je continue à écouter jusqu'à 9h15, les premières minutes de Pascale Clark. 

Ecoutez Interactiv . Il a abordé la manip de dire qu'il est seul, sa perception de la relation d'un Homme à la nation et enfin l'homoparentalité avec des termes très claire, montrant en quoi, partant des enfants, sa proposition est acte généreux, que certains travertissent, à dessein. Excellent ensuite à la question de Gettaz sur l'Europe "l'ideal europeen est abimé...ils ont constuits des institutions incrompréhensibles, un labyrtinte" excellent sur les carburants, et le changement de modèle le pétrole sera de plus en plus rare et de plus en plus cher... solution :covoiturage, véhicule non pétromobile

aller plus loin, toute la Matinale, ici.

Resistance....

Dans ma pétromobile, j'ai appris aussi la mort de Raymond Aubrac, ce grand Résistant, le mari de la fameuse Lucie. Lucie, le prénom de notre dernière, Lucie qui disait "avec patience, avec courage avec équilibre" ce samedi en apprenant à faire la draisienne....

Aujourd'hui, pour moi c'est de plus en plus clair. L'acte du Résistant le 22 avril, c'est voter Bayrou. J'ai construit un argumentaire déployable en 5 min