31.07.2008
Les Etats-Unis sont au bord de la panne sèche
lu sur le site de La Croix, un des meilleurs quotidiens français, le meilleur à mon avis, à tester sans a priori, vous verrez !
Confrontés à la flambée des prix à la pompe, les Américains réduisent leur consommation. Le pays des « grosses américaines » et des « mobile homes » doit revoir son mode de vie
Faire le plein, coûte que coûte ? Petit à petit, les Américains réduisent leur consommation de pétrole.(Haynes/AFP)
Outre-Atlantique, la nouvelle angoisse, c’est le prix à la pompe, une préoccupation presque démocratique : aussi bien le propriétaire d’un 4×4 de marque, qui laisse 100 dollars à chaque plein, que le conducteur d’une voiture hors d’âge, à qui le pompiste réclame chaque jour quelques dollars de plus, sont au bord de la crise de nerfs.
Des taxes bien moins élevées qu'en Europe
Quand le prix du baril double à Riyad ou à Caracas, la facture double aussi – ou presque – dans les stations-service de Los Angeles ou de Chicago. Un choc pour le budget des ménages. Selon le ministère de l’énergie, le gallon (3,78 litres) d’essence ordinaire vaut aujourd’hui 4 dollars en moyenne, contre 1,70 dollar en mai 2003.
Car aux États-Unis, on ne paie pas au litre, mais au gallon. Un signe parmi d’autres de l’appétit féroce des Américains pour l’or noir. Plus que n’importe quel autre pays, celui du « drive-in », des « belles américaines » et des mobile homes est « accro ».
"Il faut prendre sur soi pour marcher"
Mais le pays ne s’est pas arrêté en si bon chemin, et il s’est mis au drive through : Starbucks, Mc Donald’s, etc. ont tous ce type de magasins qui permet de commander et de récupérer sa nourriture sans sortir de sa voiture, avant de reprendre la route.
Même les banques s’y sont mises : dans le Montana comme ailleurs, on peut aller à la banque en voiture, faire une pause devant un distributeur placé à hauteur de la fenêtre, retirer ses billets et redémarrer. À Las Vegas, on se marie au volant de sa décapotable… « Par contre, il n’y pas de drive through pour les magasins d’alcool, comme en Australie », pouffe Jenny.
15 milliards de kilomètres de moins par mois
Sur les cinq premiers mois de l’année, la distance parcourue est au plus bas depuis 2003. Cette chute est aussi le troisième plus fort recul mensuel depuis 66 ans, date à laquelle ce type de données a commencé à être collectées. Ce qui n’est pas bon pour le business et pourrait aggraver une situation déjà fragile.
À la Tire Factory de Great Falls, le garagiste Joe fait grise mine. Et pour cause, les pneus crevés ne sont plus légion : « Les affaires tournent au ralenti, les gens ne conduisent plus. » Moral à plat aussi à l’University Inn de Missoula : « Une chambre ? Pas de problème, on n’a vraiment pas grand monde en ce moment. Les gens restent chez eux, ils ne prennent plus la route. »
Les scooters sont à la mode
« C’est une voiture faite pour la ville, pas pour les longues distances, car la batterie se recharge aux feux rouges, explique-t-il. Ce que je voudrais faire, c’est passer à un moteur ou je puisse utiliser de l’huile de friture. » Andrew est sérieux : depuis quelque temps, l’huile de friture est à la mode. Avec ses effets pervers : les restaurants qui auparavant payaient une société privée pour se débarrasser de leur huile commencent désormais à vendre leurs déchets pour faire tourner les moteurs…
Mais pour s’adapter, il faut en avoir les moyens : la Prius a coûté 26 000 dollars à Andrew (environ 16 000 €). Beaucoup trop pour de nombreux foyers américains. Pour les couches les plus populaires, surtout en milieu rural, la marge de manœuvre est des plus réduites, et c’est tout un style de vie qu’il faut revoir pour joindre les deux bouts.
Quant aux transports publics, ils ne sont pas d’un grand secours. Encore moins à Great Falls : depuis début juillet, les bus de la ville ne roulent plus le samedi. La faute au budget essence, passé en un an de 55 000 € à 220 000 € par an.
Nous assistons à une petite baisse du baril en dollar mais que va-il faire en euro ? Nous, les européens, compte tenu de notre stucture urbaine et notre mode de vie, nous ne sommes pas encore au bord de l'asphysie. Cela ne m'étonnerait pas de voir le dollar remonter lorsque le prix du baril descendra en dollar, ainsi la pression pétrole restera constante en Europe. Nous aussi, en Europe, nous sommes des "drogués" aux fossiles, mais encore des "drogués" solvables. Faisons confiance à nos "dealers" pour exploiter notre dépendance ! au MAXIMUM !
12:44 Publié dans Energie, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dépendance


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