Liberté, Egalité, Fraternité

"L'identité nationale française porte un idéal de résistance" : F. Bayrou (Projet Espoir-2007)

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04.08.2008

Armstrong lors de l'étape de l' Alpe d'Huez en 2004 ! Quelle énergie !

Chaque Français en a 7 dans son jardin, qui pédalent 24h/24h et cela pour quelques centaines d’euros par mois !

(pour version modifiée en date du 8/8/8, voir le fichier joint)  ENERGIE QUESAKO.doc

 

LA.JPG

 

Lance Amstrong a en 2004 une nouvelle fois écrasé le Tour de France par sa suprématie ! A l’Alpes d’Huez, il a démontré une nouvelle fois sa puissance en réalisant les 14,5 km de l’étape Contre-la-montre Bourg d’Oisans - Alpe d’Huez en 39’41 soit une vitesse moyenne de 6,09 m/s !

 

La caractéristique du parcours - 7,1% de moyenne, avec un vent quasi nul, du coureur et du vélo -poids de Lance Amstrong 75 kgs, poids moyen d’un vélo : 9 kgs- permette un calcul rapide de la puissance utile dégagée par le coureur. On arrive au chiffre phénoménal de 480,6 Watts et cela durant près de 40 minutes !

(pour le détail du calcul, voir l'annexe en fin de billet)

 

 

 

 

Regardons maintenant le bilan énergétique français. Pour cela, le graphique du rapport Facteur 4 réalisé par Radanne pour la MIES en 2004 est intéressant.

RAdanne.JPG

L’énergie utile totale consommée en France est estimée à 86 Mtep, soit environ 1000 TWh, 1000 Milliards de kWh (utile). Cela correspond à 15 600 kWh par personne et par an.

Il ne s’agit pas de kWh achetés (que l’on appelle aussi énergie finale) qui peut être de l’électricité, de l’essence, du gaz naturel et bien d’autres choses.




A titre d’exemple, dans un litre d’essence, il y a une dizaine de KWh final, mais compte tenu du rendement d’un moteur –thermique- d’une voiture, une partie de l’essence est transformé en énergie utile au déplacement, une autre en chaleur, purement perdue !

Au niveau national, toutes énergies confondues, l’étude de Radanne estime que pour disposer de ces 15600 kWh, 13 000 kWh sont perdus à la consommation (72 Mtep pour 86 Mtep utile). Les Français achètent donc 28600 kWh d’essence, de gaz naturel, d’électricité, que l’on appelle énergie finale, pour n’en utiliser qu’un peu plus de la moitié.

En estimant que cette puissance soit apportée de façon continue sur la journée, 24h sur 24h, continu sur les 8760 heurs de la journée, alors par français, sur les, au total 3280 Watts achetés, 1785 Watt sont utilisés, 1495 Watt sont perdus à la consommation.

De façon imagée, chaque Français achète l’équivallent énergétique de 7 Lance Amstrong qui fournit le même effort que pour monter l’Alpes d’Huez, non pas pendant 40 minutes, mais 24h sur 24 h ! Pour apporter ces services aux Français, une grande quantité de pétrole, de charbon, de gaz naturel et d’uranium est extraite, puis transformée d’énergie primaire en énergie finale avec des rendements limités.

7LA.JPGL’ensemble des services que nous consommons nécessite l’équivalent énergétique de la mise à disposition de l’énergie musculaire de 7 Lance Amstrong 24h sur 24h !

 

Et nos champions, 5 carburent aux fossiles, 1 aux fissibles, et le dernier « hybride fissibles/renouvelables ». En pure perte,3 pédalent pour "chauffer les petits oiseaux", les 4 autres pour nous fournir en énergie utile.

Je retiens de ce calcul les messages suivants :

- En moyenne, nous sommes loin d’être des indigents, même si une analyse de la consommation énergétique par tranche de revenu devrait être conduite. Regardez qui pédalent dans nos jardins, 24h sur 24h. Du beau monde !

- Vouloir vivre de renouvelables dès aujourd’hui, cela veut dire renoncer à une énorme partie des services dont nous disposons. Qui de nous y est prêt ?

- Vouloir vivre de renouvelables demain, cela veut dire que nous allons sérieusement réduire l’énergie utile que nous utilisons dans les services que nous utilisons. D’abord de l’accessibilité et moins de mobilité par une structure urbaine repensée, ensuite du confort et moins de chauffage en passant de la "passoire à vivre" au « thermos à vivre » !

 

En fait, nous allons devoir nous poser trois familles de questions, dans cet ordre !

Ai-je réellement besoin de ce service ?

Accessibilité : vais-je travailler au bureau ou bien solution télétravail ? Je pars 10 jours aux Maldives en vacances ou bien 10 jours dans la ville d'à côté ?

Logement : 20 °C ou 18 °C dans ma maison ?

Ai-je besoin de cette énergie utile ?

Accessibilité : Voiture ou train pour y aller ?

Logement : Je remplis à cuve ou j'isole les murs ?

Alors limitons les pertes !

Accessibilité : 107 ou 407 ? 1 tonne ou 1,5 tonnes ? voire un fitnesscar avec ces 10 Wh/km à comparer avec 200-500 Wh/km sur un autre véhicule classique !

Logement : Frigo B ou frigo A+ ?

 

Cette énergie finale essentiellement d'origine fossile est une vraie dope. Dès aujourd'hui, nous devons commencer la désintoxication,... pour retourner à des performances plus durables !

 

 

 

Annexe : Comment calculer la puissance musculaire d’un cycliste

(information glanée sur http://letour.over-blog.com/article-1572872.html)

La puissance des coureurs permet de quantifier la force musculaire des coureurs qui est, en général, peu élevée chez les purs grimpeurs (l’origine de la « volatilité » de ces derniers étant surtout leur faible masse corporelle). La puissance reflète essentiellement le potentiel d’un sportif sur des chronos individuels.  En calculant les puissances développées par une quinzaine de coureurs lors des contre la montre de l’Alpe d’Huez en 2004 et de Chamrousse en 2001, c’est sans surprise que l’on retrouve Lance Armstrong aux trois premières places de notre classement avec trois chiffres très proches (+ Alpe d’Huez 2001) : 484, 481 et 480 Watts qui illustrent sa grande régularité.

Détails des calculs
applicables uniquement en ascension, avec peu de vent (sur le plat, c’est la résistance à l’air qui joue un rôle majeur et les calculs sont plus complexes) :

W1=Résistance de l’air = 0,5*masse volumique de l’air*coefficient de pénétration dans l’air*v*v*v avec v vitesse du cycliste en mètres par second, masse volumique de l’air=1,2, coefficient de pénétration dans l’air=0,39 en position contre la montre et 0,40 en position « montagne ».

W1=0,5*1,2*0,40*v*v*v en montagne.

W2=Frottement mécanique = (Coefficient de frottement du vélo+ Coefficient de frottement de la route)*masse du cycliste et du vélo (m)*constante de gravitation (g)*v.

Coefficient de frottement de la route=0,004 sur route normale et 0,005 sur route dégradée et Coefficient de frottement du vélo=0,01 en général. A la surface de la Terre  : constante de gravitation=9,81 environ.

W2=0,014*9,81*m*v=0,137*m*v

W3=Résistance à la pente = v*m*g*p avec p=pourcentage de pente (10%=0,10).

W3=9,81*v*m*p

W=Puissance totale du coureur = W1 + W2 + W3 = 0,24*v*v*v + 0,137*m*v + 9,81*v*m*p


Puissance développée lors de l’ascension de l’Alpe d’Huez, 13000 mètres, 7,9% de moyenne :

2004, Contre-la-montre Bourg d’Oisans - Alpe d’Huez

14,5 kms : 13kms à 7,9% + 1,5% à 0% soit 14,5kms à 7,1% de moyenne, vent quasi nul

Poids moyen d’un vélo : 9 kgs

Lance Armstrong 39’41 soit 2381 secondes, 75 kgs, vitesse : 6,09 m/s,

Résultats : 54,2 + 70,1 + 356,3 = 480,6 Watts.

18:09 Publié dans Energie, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : energie, france, consommation, image

31.07.2008

Les Etats-Unis sont au bord de la panne sèche

lu sur le site de La Croix, un des meilleurs quotidiens français, le meilleur à mon avis, à tester sans a priori, vous verrez !
 


pompe-essence-petrole1.jpgConfrontés à la flambée des prix à la pompe, les Américains réduisent leur consommation. Le pays des « grosses américaines » et des « mobile homes » doit revoir son mode de vie
Faire le plein, coûte que coûte ? Petit à petit, les Américains réduisent leur consommation de pétrole.(Haynes/AFP)

 
De Los Angeles à New York, de Seattle à Miami, les États-Unis ne parlent que de ça. De la crise immobilière ? Non. De la guerre en Irak ? Non plus. De l’élection présidentielle à venir ? Toujours pas. Ce qui fait frémir les Américains, depuis les villes les plus branchées jusqu’aux campagnes les plus reculées, est bien plus immédiat et touche à leur passion commune : la voiture.

Outre-Atlantique, la nouvelle angoisse, c’est le prix à la pompe, une préoccupation presque démocratique : aussi bien le propriétaire d’un 4×4 de marque, qui laisse 100 dollars à chaque plein, que le conducteur d’une voiture hors d’âge, à qui le pompiste réclame chaque jour quelques dollars de plus, sont au bord de la crise de nerfs.

 

Des taxes bien moins élevées qu'en Europe

Pourtant, le prix à la pompe ici semble, pour un Européen, encore bon marché : en moyenne, mettre un litre dans son réservoir coûte à peine plus d’un dollar, soit environ 0,68 €, les taxes étant bien moins élevées. Mais cette faible imposition crée une curieuse illusion optique : l’augmentation du prix du baril est paradoxalement plus douloureuse outre-Atlantique, où le prix de l’or noir représente 75 % du prix à la pompe, que sur le Vieux Continent, où le poids des taxes joue un rôle d’amortisseur.

Quand le prix du baril double à Riyad ou à Caracas, la facture double aussi – ou presque – dans les stations-service de Los Angeles ou de Chicago. Un choc pour le budget des ménages. Selon le ministère de l’énergie, le gallon (3,78 litres) d’essence ordinaire vaut aujourd’hui 4 dollars en moyenne, contre 1,70 dollar en mai 2003.

Car aux États-Unis, on ne paie pas au litre, mais au gallon. Un signe parmi d’autres de l’appétit féroce des Américains pour l’or noir. Plus que n’importe quel autre pays, celui du « drive-in », des « belles américaines » et des mobile homes est « accro ».

"Il faut prendre sur soi pour marcher"

« Chez nous, prendre la voiture est un réflexe, il faut prendre sur soi pour marcher », explique Jenny, jeune avocate écolo à Missoula, ville universitaire de l’État du Montana. Il est vrai que tout, et pas seulement l’espace, vous y invite : le pays compte encore des restaurants drive in très sixties, façon Happy Days et American Graffiti. Quelques cinémas du même type ont également survécu.

Mais le pays ne s’est pas arrêté en si bon chemin, et il s’est mis au drive through : Starbucks, Mc Donald’s, etc. ont tous ce type de magasins qui permet de commander et de récupérer sa nourriture sans sortir de sa voiture, avant de reprendre la route.

Même les banques s’y sont mises : dans le Montana comme ailleurs, on peut aller à la banque en voiture, faire une pause devant un distributeur placé à hauteur de la fenêtre, retirer ses billets et redémarrer. À Las Vegas, on se marie au volant de sa décapotable… « Par contre, il n’y pas de drive through pour les magasins d’alcool, comme en Australie », pouffe Jenny.

15 milliards de kilomètres de moins par mois

D’où les sueurs froides actuelles : ce style de vie est-il compatible avec un baril à 130 dollars ? L’American way of life peut-il survivre à la flambée de l’or noir ? Surtout, le pays sait-il faire autrement ? À vrai dire, beaucoup d’Américains, empêtrés dans la crise immobilière, le ralentissement économique et la hausse des prix alimentaires, n’ont pas le choix. Les chiffres en témoignent : les Américains ont roulé 15 milliards de kilomètres de moins au mois de mai par rapport à la même époque un an plus tôt, selon des statistiques officielles publiées lundi 28 juillet.

Sur les cinq premiers mois de l’année, la distance parcourue est au plus bas depuis 2003. Cette chute est aussi le troisième plus fort recul mensuel depuis 66 ans, date à laquelle ce type de données a commencé à être collectées. Ce qui n’est pas bon pour le business et pourrait aggraver une situation déjà fragile.

À la Tire Factory de Great Falls, le garagiste Joe fait grise mine. Et pour cause, les pneus crevés ne sont plus légion : « Les affaires tournent au ralenti, les gens ne conduisent plus. » Moral à plat aussi à l’University Inn de Missoula : « Une chambre ? Pas de problème, on n’a vraiment pas grand monde en ce moment. Les gens restent chez eux, ils ne prennent plus la route. »

Les scooters sont à la mode

« Maintenant, je réfléchis à deux fois avant de prendre la voiture, car mon budget est passé de 150 dollars à 400 en quelques mois, je ne peux pas continuer comme ça, confirme Susi, mère de famille à Great Falls. Si je peux, j’emprunte la voiture de ma voisine, qui consomme beaucoup moins. » D’autres passent aux deux-roues : à Great Falls, les scooters sont à la mode. Tout comme les voitures hybrides. Andrew vient de passer à la Prius, le modèle de chez Toyota, mais il doute en même temps que ce soit le véhicule le mieux adapté à la vie de la campagne.

« C’est une voiture faite pour la ville, pas pour les longues distances, car la batterie se recharge aux feux rouges, explique-t-il. Ce que je voudrais faire, c’est passer à un moteur ou je puisse utiliser de l’huile de friture. » Andrew est sérieux : depuis quelque temps, l’huile de friture est à la mode. Avec ses effets pervers : les restaurants qui auparavant payaient une société privée pour se débarrasser de leur huile commencent désormais à vendre leurs déchets pour faire tourner les moteurs…

Mais pour s’adapter, il faut en avoir les moyens : la Prius a coûté 26 000 dollars à Andrew (environ 16 000 €). Beaucoup trop pour de nombreux foyers américains. Pour les couches les plus populaires, surtout en milieu rural, la marge de manœuvre est des plus réduites, et c’est tout un style de vie qu’il faut revoir pour joindre les deux bouts.

Quant aux transports publics, ils ne sont pas d’un grand secours. Encore moins à Great Falls : depuis début juillet, les bus de la ville ne roulent plus le samedi. La faute au budget essence, passé en un an de 55 000 € à 220 000 € par an.
 
Gilles BIASSETTE, à Great Falls (Montana)


Nous assistons  à une petite baisse du baril en dollar mais que va-il faire en euro ?  Nous, les européens, compte tenu de notre stucture urbaine et notre mode de vie, nous ne sommes pas encore au bord de l'asphysie. Cela ne m'étonnerait pas de voir le dollar remonter lorsque le prix du baril descendra en dollar, ainsi la pression pétrole restera constante en Europe.  Nous aussi, en Europe, nous sommes des "drogués" aux fossiles, mais encore des "drogués" solvables. Faisons confiance à nos "dealers" pour exploiter notre dépendance ! au MAXIMUM !

 
 

12:44 Publié dans Energie, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dépendance

24.07.2008

le voyage lyrique d'un atome de carbone

Relions nous avec la Terre ! 

p-10.jpgLe carbone est un composant de la vie, et voici une phase dans son voyage sans fin, adapté d'un essai de Primo Levi.
Si jamais vous pensiez que vous n'êtes pas connecté à cette planète alors cet essai devrait rectifier cela, car vous avez environ 700,000,000,000,000,000,000,000,000 atomes de carbone dans votre corps (10% de votre masse), chacun d'entre eux a déjà exécuté un nombre incalculable de danses similaires à celle que vous êtes sur le point de lire...
«Notre atome de carbone attend pendant des millions d'années, lié à trois atomes d'oxygène et un de calcium, sous forme de calcaire près de la surface de la terre.
A un moment, un coup de pioche le détache et le voila en route vers le four à chaux, le plongeant ainsi dans le monde des choses qui changent. Il est rôti, et s'accrochant toujours à ses compagnons oxygène, s'échappe par la cheminée et prend le chemin de l'air. Son histoire qui était longtemps immobile, va maintenant devenir tumultueuse.
Il est emporté par le vent, et soulevé dix kilomètres dans les airs. Il a été respiré par un faucon, est descendu dans ses poumons escarpés, mais n'a pas réussi à pénétrer son sang riche et a été expiré.
Il s'est dissout trois fois dans l'eau de la mer, une fois dans l'eau d'un torrent et une fois encore a été rejeté. Il a voyagé avec le vent pendant huit ans: parfois haut, parfois bas, sur la mer et dans les nuages, au dessus des forets, déserts et des étendues de glace infinies; ensuite il s'est retrouvé dans l'aventure organique.
L'atome dont nous parlons a été porté par le vent le long d'un rang de vigne. Il a eu la chance de se frotter à une feuille, de la pénétrer et d'être fixé là par un rayon de soleil.
Maintenant notre atome fait partie d'une molécule de glucose. Il voyage depuis la feuille jusqu'au tronc, et de là descend dans une grappe de raisins presque mûrs. Ce qui suit est du domaine des vignerons.
C'est la destiné d'un vin que d'être bu. Le buveur garde la molécule dans son foie plus d'une semaine, bien recroquevillée et tranquille, réserve d'énergie en attente d'un effort soudain; un effort qu'il fournira le dimanche suivant en poursuivant un cheval s'emballant...
L'atome est emmené par la circulation sanguine jusqu'à une fibre musculaire minuscule dans la cuisse... et plus tard, en tant que dioxyde de carbone, est expiré de nouveau dans l'air.
De nouveau porté par le vent, qui cette fois l'emmène loin, au dessus des Apennines, de l'Adriatique, de la Grèce, de la mer Egée et de Chypre, nous arrivons au Liban, et la danse se répète.
L'atome pénètre et est capturé par le tronc d'un vénérable cèdre, un des derniers. Il pourrait rester dans le cèdre jusqu'à 500 ans, mais disons qu'après vingt ans un ver à bois s'intéresse à lui et l'avale.
Le ver à bois forme ensuite un cocon, et le printemps venu devient papillon de nuit, qui maintenant sèche au soleil, confus et ébloui par la splendeur du jour. Notre atome est dans l'un des multiples yeux de l'insecte.
Quand l'insecte meurt, il tombe au sol et est enseveli au milieu du sous-bois. Ici les micro-organismes omniprésents de l'humus travaillent inlassablement. Le papillon de nuit est lentement désintégré et l'atome s'envole de nouveau.
Il part dans l'air... et finalement vient se déposer à la surface de l'océan et coule lentement. Un coccolithophore passant par là s'approprie l'atome pour construire son squelette délicat de carbonate de calcium. Bientôt il meurt également et plane vers le fond de l'océan, où il est compacté avec un milliard de ses compagnons et leurs atomes de carbone.
Après des temps géologiques, les mouvements des plaques tectoniques ramènent ce sédiment, maintenant sous la forme de falaises de craie, à la surface de la terre, exposant de nouveau notre atome à une aventure potentielle dans la danse complexe de la vie.»

Maintenant regardez votre main – une cicatrice peut-être, ou un ongle. Pensez que c'est plus un lieu de repos temporaire pour les innombrables atomes de carbone qu'une main. Un endroit où ils font une mini pause avant de continuer le vaste voyage infini qui englobe le fond des océans, les cieux, les dinosaures avant vous et des créatures inimaginables qui viendront après nous.
Vous vous sentez reliés maintenant?

(source: guide des initiative de transition traduction coopérative du travail de Rob Hopkins : the Transition Handbook)

(source image : cern.ch )

16:35 Publié dans Energie, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, carbone, vie

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