Liberté, Egalité, Fraternité

"L'identité nationale française porte un idéal de résistance" : F. Bayrou (Projet Espoir-2007)

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23.01.2008

Tous, nous avons ..".pu vérifier que l'amitié prenait des formes diverses."

Ci-dessus, information rapportée par l'Agence Reuters et reprise ici par Libération. Je vous rapporte cette information car,  comme par hasard, le numéro 3 de l'élection présidentielle est absent dans les médias. Dérangerait-il ?

 

En novembre à Marseille. (Reuters)
Le Président l'engageait à poursuivre avec lui la visite officielle à Pau, Bayrou a décliné. «On n'est pas amis», a-t-il sous-entendu.
Liberation.fr (avec AFP)
LIBERATION.FR : mardi 22 janvier 2008
Echange court mais tendu entre Nicolas Sarkozy et François Bayrou mardi à l'aéroport de Pau, où le président du Mouvement démocrate (MoDem) faisait partie des invités à l'accueil protocolaire organisé pour le président.
Les deux ex-candidats à l'élection présidentielle se saluent, et le chef de l'Etat, confiant, lance à François Bayrou: «Naturellement, tu viens avec nous» pour le reste de la visite.

L'invitation est déclinée par le député des Pyrénées-Atlantiques, au motif que «les parlementaires n'ont pas été invités». «Je suis venu à l'aéroport car je suis très attaché au respect des principes républicains.»

Réplique du Président: «Les principes républicains c'est bien, mais il y a aussi l'amitié.» A quoi le «troisième homme» de la présidentielle répond: «J'ai pu vérifier que l'amitié prenait des formes diverses.» Bref mais cinglant.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/305493.FR.php

11:25 Publié dans politique de l'instant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Sarkozy, Liberté

27.10.2007

Vers un nouveau "moteur" du développement humain

 


 

Intervention de François Bayrou, lors de la conférence-débat "La Croix-Etudes"

 

mon résumé : cette semaine, François Bayrou a accepté à assister à un débat organisé par La Croix et Etudes. Le sujet était "clivage Gauche-Droite". En remettant dans le contexte de l'évolution des clivages dans la société française depuis le début du 20ième siècle, François Bayrou nous a proposé sa vision politique et de société. Après que les clivages aient été successivement laics/chrétiens, puis gauche/droite (sécurité/liberté ou inversement liberté/sécurité), il a enoncé un grand nombre de clivages qui existent dans les partis politiques français de tous bords sur plusieurs questions comme par exemple celles de la place de l'Etat. Depuis l'effondrement du mur de Berlin, et maintenant la mondialisation, le clivage gauche/droite n'est plus opérent, même s'il est encore ancré dans beaucoup d'esprit et que nombreux sont ceux qui se disent sincérement de droite ou de gauche. Pour lui, l'enjeu est désormais ailleurs. Depuis la révolution industrielle, les politiques ont cru pouvoir proposer un modèle de société où le développement apporterait une réduction des inégalités dans la société, soit intrinséquement (à droite) soit par une action politique en rupture (à gauche).

Le constat est là. Les inégalités sont croissantes. Et même cette inégalité est le moteur sacrément puissant de notre développement  car chacun veut s'enrichir personnellement matériellement pour être du "bon" côté. L'enjeu est désormais de trouver un autre moteur de développement de la société humaine, aussi puissant. 

mon commentaire : cette volonte de Résistance au modèle dominant d'inégalité croissante et de volonté de travailler à l'émergence d'un autre moteur est là le projet auquel j'adhère au sein du Mouvement Démocrate.

 

__________________________________________________________________________________

Hermann Hesse : « Pour faire naître le possible, l’impossible doit toujours être essayé » Prix nobel de littérature 46

 

 

 

 

 

02:05 Publié dans sources où s'abreuver | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, question

23.10.2007

un homme d'Etat, Bayrou, le 21 oct 2007

Bonjour, amis français vivant en France. Vous n'avez peut être pas eu l'occasion d'écouter, FB, un vrai homme d'état. Il a été assez bon ce dimanche sur TV5 Monde. Prenez-vous 3/4 d'heure.

En écoutant cette émission j'ai pensé à cette belle définition de Marc Sangnier (1873-1950, Président d'Honneur du MRP) :

La Démocratie:

« C'est l'organisation politique et sociale qui tend à développer au maximum la conscience et la responsabilité de chacun en lui permettant, dans la mesure de ses capacités et de ses forces, de prendre une part effective à la direction des affaires communes. »


23:00 Publié dans politique de l'instant | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : bayrou

04.07.2007

Le 3 juillet: Première réunion avec les militants UDF-MoDem

Et voilà, après un temps trop long pour beaucoup de militants qui commençaient à "languir"

Des explications simples sur le projet du MoDem. 

A écouter... 

 

 

23:43 Publié dans politique en avant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, MoDem, Démocrate

03.07.2007

Politique Générale : réaction de F. Bayrou



 
 

23:20 Publié dans politique de l'instant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Parlement

lettre du 1 juillet

Lettre que François Bayrou, adressé à tous les démocrates. 

Chers amis,

La phase électorale s’est achevée avec le deuxième tour des élections législatives. Il m’a paru nécessaire d’adresser à chacun d’entre vous une réflexion sur le bilan et sur les perspectives ouvertes par ce grand tremblement de terre que constitue toujours une élection présidentielle suivie d’élections législatives.

Le résultat obtenu au premier tour de l’élection présidentielle a été remarquable (avec près de 19% des voix, c’est un des meilleurs résultats de tous les temps pour notre famille politique au sens le plus large).

Ce résultat, c’est l’apparition d’un espace politique nouveau dans notre vie démocratique. Cet espace que j’appelle démocrate sera la clé de toute l’évolution ultérieure non seulement de la politique, mais de la société française. Pour la première fois, toutes les couches sociales, toutes les régions, spécialement les grandes villes, autrefois très éloignées de l’UDF, ont participé à cet immense espoir. Ma conviction est que cet espoir ne sera pas oublié dans les années qui viennent dès lors que les Français rechercheront des alternatives. En tout cas, cet espoir n’a de sens que s’il répond à une vision positive et constructive, une vision renouvelée, de l’avenir de la France et de l’Europe.

Malgré l’extrême difficulté du scrutin législatif, nos candidats, pour beaucoup jeunes et sans notoriété ont obtenu plus de 8% des voix en moyenne dans les circonscriptions où ils se présentaient. Vous connaissez les résultats : l’injustice de la loi électorale n’a laissé à l’UDF - Mouvement démocrate qu’une poignée d’élus. Ce mode de scrutin est dévastateur. Le journal Le Monde a calculé que sur la base des voix obtenues le 10 juin, au premier tour des législatives, un mode de scrutin proportionnel, à l’allemande par exemple, nous aurait offert 61 sièges, et sur la base du premier tour de l’élection présidentielle, c’est plus de 130 sièges que nous aurions pu obtenir.

Bien sûr, nous connaissions les contraintes de ce mode de scrutin, et je n’en ignorais aucune des difficultés.

Pourquoi alors n’avoir pas choisi d’entrer dans la majorité de Nicolas Sarkozy ? Ou pourquoi, comme d’autres nous y poussaient n’avoir pas fait alliance avec le Parti socialiste ? Pourquoi être parti au combat sous nos propres couleurs, assumant tous les risques d’une telle élection ?

Ma réponse est celle-ci : nous ne sommes pas une sous-marque, ni une variante de l’UMP ou du PS. Nous sommes le courant politique démocrate, autonome, authentique, qui a sa vision, ses valeurs, et dont l’absence depuis des années coûte cher à la France. Et cette autonomie, c’était la seule manière de le montrer, une fois pour toutes, de manière éclatante qui nous étions et ce qu’était notre projet. Il fallait en passer par là pour que cette preuve soit apportée.

Si j’avais, à la suite de la plupart des députés, choisi explicitement ou implicitement d’entrer dans la majorité présidentielle, la cause était entendue : la bipolarisation l’aurait définitivement emporté et nous en serions revenus à la case départ.

Si nous n’avions pas affirmé cette autonomie, pour toujours, en tout cas pour des décennies, à chaque élection, les électeurs de bonne foi se seraient détournés de nous, nous considérant comme sympathiques sans doute, mais voués à la soumission dans un camp ou dans un autre.

Cela nous a coûté. Une vingtaine de nos députés a rejoint la majorité pour assurer leur élection, même si deux d’entre eux n’ont pas pu être réélus. Nous avons été quatre à choisir de nous battre sous nos couleurs ; deux ont perdu, injustement et de peu : Gilles Artigues et Anne-Marie Comparini. Je leur confierai des responsabilités dans notre famille politique et je ferai tout pour que soit corrigée l’injustice qui les a frappés.

Cette épreuve est difficile, sans doute. Mais elle était un passage obligé pour la naissance d’un courant politique nouveau.

Je considère que ce courant politique manque cruellement à la France et que c’est le moment de l’affirmer.

En effet, autour de nous l’offre politique est fixée. L’UMP est vouée à être l’exécutant de l’exécutif. Et le parti socialiste a choisi l’immobilisme, et ne peut d’ailleurs faire un autre choix avant longtemps, car ce choix suppose la fixation d’une ligne politique en même temps que la désignation (et l’acceptation) d’un leader. Visiblement, l’une et l’autre des deux décisions apparaissent aujourd’hui comme impossibles à prendre.

Cela nous donne la mesure de nos responsabilités.

Il nous revient d’être la force de renouvellement de la vie démocratique en France. C’est une immense ambition. Mais je ne la perdrai pas de vue dans les années qui viennent. Si nous accomplissons cette ambition, si nous travaillons dans cet esprit, alors les Français se tourneront vers nous lorsque sera venu le constat des désillusions d’un côté, des blocages insurmontables de l’autre.

Mais si nous sommes indépendants, nous ne jouerons pas la politique du pire.

Je veux vous dire quelle est ma vision et mon jugement sur le nouveau gouvernement et sur l’action de Nicolas Sarkozy comme président de la République.

Je pense que les premiers pas ont été habiles. La composition du gouvernement, reprenant le principe de l’ouverture que j’ai défendue pendant la campagne (y compris contre le candidat de l’UMP) a affiché un « générique » attrayant. La photo est bonne.

J’ai l’intention de faire crédit au gouvernement et de lui donner sa chance d’avancer ou de marquer des points.

Deux points m’inquiètent : d’abord les finances publiques. Pour l’instant la communication du gouvernement est tout entière fondée sur des dépenses nouvelles. Soit des cadeaux fiscaux (droits de succession, heures supplémentaires, intérêts d’emprunts immobiliers) soit l’annonce d’augmentation massive des dépenses (hôpitaux, universités, recherche militaire, etc.). Ces dépenses doivent atteindre au moins 20 milliards d’euros, alors que le déficit si lourd du budget de l’État était déjà de 39 milliards. Si ces estimations sont exactes, l’aggravation du déficit serait de l’ordre de 50 % ! Peut-être ne nous a-t-on pas tout dit, puisque qu’il n’a pas été question d’économies pour cette année, mais en l’état actuel des choses, je considère que nous devons être inquiets de cette orientation.

De même, le choix du président de la République d’être lui-même en première ligne de toutes les décisions et de tous les contacts annoncés, de faire tout remonter jusqu’à lui, est un signe d’engagement et d’activité. Mais il n’y a aucun pays qui se gouverne utilement ainsi en concentrant au sommet toutes les décisions et toutes les actions. Cette présidentialisation forcenée est sans aucun doute une question pour l’avenir. La France est un grand pays, très divers, complexe : il a besoin de partenariats, de décentralisation des décisions. Et toute concentration supplémentaire, qui peut paraître sympathique en termes de communication, est en fait un facteur de faiblesse pour l’avenir, du moins je le crains. Toute la tradition libérale et démocratique, tous les descendants de Montesqu ieu et de Tocqueville, ont dénoncé depuis deux siècles une pareille dérive.

Ce sont mes deux craintes principales à l’heure où j’écris ces lignes.

Les autres actions du gouvernement, nous les jugerons sur pièce.

L’accord européen trouvé à Bruxelles permet certes de trouver une « issue » à la crise. Mais comme l’ont noté Jean-Claude Junker, Romano Prodi, et d’autres dirigeants pro-européens, c’est au prix de bien des renoncements. Le but à atteindre était un traité simplifié, lisible par tous, compréhensible par les citoyens pour aller vers la transparence démocratique des institutions européennes. On aura un traité illisible, collection d’amendements aux traités européens antérieurs. Toute référence aux symboles de l’Europe a été gommée et supprimée : plus de préambule, plus de rappel des valeurs communes, plus de référence au drapeau, à l’hymne, à la devise, amoindrissement de la charte des droits fondamenta ux. La mise en œuvre des règles nouvelles de droits de vote a été repoussée à 2014 (et même, en fait, à 2017). En attendant, on continuera avec le traité de Nice, ce qui est une mauvaise nouvelle pour l’Europe. Plus mauvaise nouvelle encore, l’ambiance du sommet, où les eurosceptiques tenaient en fait le haut du pavé, et ont saisi toutes les occasions de faire reculer l’Europe.

Mais il est juste aussi de dire que des acquis importants ont été préservés (le président pour deux ans et demi, le haut-représentant pour la politique étrangère) ou ajoutés (l’affirmation de la solidarité européenne en matière énergétique).

Pour ceux d’entre nous qui ont promu l’idée d’une constitution pour l’Europe, c’est le constat d’une marche arrière. L’Europe de l’inspiration a reculé. Pour les pragmatiques, il conviendra de tirer de cette situation le meilleur du possible. En tout état de cause, nous devrons lire avec attention le texte définitif, tel qu’il sera établi à l’automne par la Conférence intergouvernementale (CIG), avant d’exprimer un jugement définitif sur l’issue de cette crise.

Le gouvernement a lancé une réforme de l’université, annonçant une « autonomie » des universités françaises. Le premier ministre, qui a exercé à d’autres époques les fonctions de ministre de l’enseignement supérieur et de ministre de l’éducation nationale, a même indiqué qu’il s’agissait de « la réforme la plus importante de la législature ».

S’il s’agit réellement d’une réforme importante, elle ne peut réussir que si la méthode suivie n’est pas celle du passage en force. Le passage en force, contrairement à ce qu’on dit souvent pendant les campagnes électorales, ne peut pas marcher pour des décisions importantes sur des sujets sensibles dans nos sociétés modernes.

Il y a beaucoup d’aspects de la vie des universités qui exigent une plus grande autonomie dans la gestion de tous les jours, dans l’administration, dans les décisions budgétaires, dans la recherche de financements. Mais la question du déclassement éventuel des petites universités est une grande question nationale : on ne peut pas la considérer comme secondaire. De même la question des moyens, qui est la question prioritaire de l’université française ne peut pas être négligée : elle est intimement liée à la situation actuelle de l’université. Enfin la question du recrutement des futurs universitaires est la question clé : une grande université, c’est une université où enseignent et recherchent les plus éminents.

Le simple énoncé de ces questions montre clairement qu’il s’agit d’une œuvre de longue haleine, qu’il serait dangereux et contre-productif de vouloir régler à la va-vite.

Le « paquet fiscal » qui additionne des cadeaux faits au contribuable sera soumis au parlement pendant cet été. Deux questions se posent, celle de l’efficacité et celle de la justice d’un tel dispositif. Pour la justice, on sait que ces libéralités s’adressent évidemment pour l’essentiel aux plus favorisés. Pour l’efficacité, je n’ai jamais cru qu’il suffisait de dépenser l’argent que l’on n’a pas pour « relancer » l’économie d’un pays, surtout en économie ouverte sur le monde… Si cela était vrai, d’autres que nous se seraient lancés dans une politique de cet ordre. Or personne au monde ne l’a fait sans dommage. Toujours les avantages fiscaux se sont accompagnés d’une politique de baisse des dépenses publiques et non pa s d’augmentation de ces dépenses. Sur ce point, je vous promets la plus grande vigilance.

En tout état de cause, notre attitude sera ouverte, constructive, et rigoureuse.

Les premiers, nous avons deviné l’affaiblissement et l’effacement des repères habituels de la droite et de la gauche. La preuve : de nombreux socialistes siègent désormais au gouvernement de Nicolas Sarkozy, alors que ses soutiens et lui-même affirmaient pendant la campagne qu’un tel mélange serait « antidémocratique ».

Ce choc culturel ne fait que commencer.

Notre volonté, c’est de construire au centre de la vie politique française un mouvement démocrate pour la France.

Et la condition de ce projet, c’est qui puissent enfin travailler ensemble des femmes et des hommes venus d’horizons différents. Ceux qui ont construit l’UDF et ceux qui viennent d’ailleurs : tous les démocrates ont leur place dans cette maison nouvelle, qu’ils se sentent au centre droit, au centre gauche, ou tout simplement en recherche d’un idéal politique nouveau. Le projet du Mouvement démocrate, c’est de leur apprendre à vivre et travailler ensemble parce que la France aura besoin du projet qu’ils porteront. Qui ne voit qu’il y a dans ce nouvel espace la clé de l’avenir de la politique française, pourvu que son indépendance et sa liberté d’esprit ne soient pas un mot vide de sens !

C’est difficile, bien sûr, de vivre et travailler ensemble. Au début, il arrive qu’on se soupçonne : les nouveaux craignent parfois chez les adhérents plus anciens une volonté de verrouillage ; les anciens perçoivent les nouveaux adhérents comme une menace, parce qu’ils les connaissent mal. Cela est tout à fait normal. Mais lorsque les rencontres se font, alors chacun découvre que l’autre, au fond, lui ressemble et que l’engagement est de bonne foi. En tout cas, il y a un point qui, pour moi, est essentiel : c’est du croisement de ces expériences, de ces parcours différents, que dépendra notre capacité à parler à notre peuple un langage nouveau ! Il faut donc que l’ouverture d’esprit, le partage des responsabilités, soient une réalité. Mais cela ne se fera pas au hasard&n bsp;: nous allons mettre en place des processus de décision, d’intégration, qui donneront des garanties à tout le monde, et que nous définirons ensemble.

Pour préparer tout cela, voilà quel est le calendrier que je propose, dans ses grandes lignes :

dès cette semaine, je commencerai une série de réunions avec les adhérents, de l’Udf et du MoDem, dans un certain nombre de grandes régions françaises. Vous trouverez ci-dessous le calendrier de ces rencontres qui auront lieu à huis clos, donc sans journalistes, mais dont le compte-rendu précis sera disponible sur notre site.

Le 12 juillet, avant le départ en vacances de la plupart d’entre vous, je réunirai un bureau politique de l’UDF.

À la sortie des vacances, vraisemblablement à la mi-septembre -13, 14, 15, 16 septembre- nous réunirons des Assises de la Démocratie, dont le but sera de réfléchir à ce que doit être un parti politique dans notre XXI° siècle (principes d’organisation, statuts, méthodes de travail).

Fin octobre ou début novembre, sera organisé notre congrès national.

Et tout cela s’accompagnera de la préparation partout en France des élections municipales, à propos desquelles je vous adresserai une note particulière dans les jours qui viennent.


Mais nous ne devons pas oublier que le plus important, c’est le projet. Le modèle de société français et européen, confronté à la mondialisation, est en panne de futur. Il est en panne de vision. Nous avons commencé à renouveler cette vision, mais cela ne suffit pas. Ma conviction la plus profonde est que seul le projet démocrate, parce que son but est non pas matérialiste mais civique, parce qu’il vise à la conscience et à la responsabilité de tous les citoyens, est à même de répondre aux questions de notre temps, qui touchent à la condition matérielle et morale des femmes et des hommes, des familles de notre temps. Ce projet, j’entends que nous le préparions de la manière la plus profonde et la plus ouverte, associant comme je l’ai promis milieux intellectuels et citoyens, à égalité de dignité et de responsabilité. Internet et réseaux citoyens joueront un grand rôle dans ce travail profond.

Je m’adresserai régulièrement à vous dans les semaines et les mois qui viennent.

Je vous assure de mon amitié.

François Bayrou

Calendrier des réunions avec les adhérents :

Mardi 3 Juillet à Paris (19h)
Mercredi 4 Juillet à Lille (19h)
Jeudi 5 Juillet à Orléans (20h30)
Samedi 7 Juillet à Castanet-Tolosan (16h)
Lundi 9 Juillet à Lyon
Mardi 10 Juillet à Rennes
Mercredi 11 Juillet à Marseille

LA FRANCE DE TOUTES NOS FORCES
www.mouvementdemocrate.fr

00:29 Publié dans politique en avant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, MoDem, Démocrate

12.05.2007

Idéal de Résistance (F. BAYROU, Projet d’Espoir, 2007, p 10-11)

"Nous sommes de drôles de gens (nous, les français) : nous choisissons comme devise nationale un projet pour l’humanité. Il ne faut pas avoir froid au yeux. C’est l’histoire de la France. La France ne sera heureuse et équilibrée que si elle sait qu’elle porte un projet de société, et non pas une résignation de société. Et ce projet n’est pas seulement pour nous, il est aussi pour qui dans le monde se trouvera en recherche du même idéal.

Et il faut bien le comprendre : cet idéal est un idéal de résistance. Les trois vertus nationales sont des vertus de résistance.
- La liberté ne va pas de soi, ce qui est naturel, c’est la domination, c’est la servitude, l’asservissement aux traditions, à la caste, à la naissance.
- L’égalité ne va pas de soi. Ce qui est naturel, c’est l’inégalité, la domination du fort sur le faible.
- La fraternité ne va pas de soi. Ce qui est naturel, c’est le chacun pour soi.

C’est trois vertus, ces trois résistances, ont permis depuis deux siècles une émancipation des femmes et des hommes, mais aussi de notre pays face aux tentatives de domination auxquelles il était exposé.
Cette résistance est toujours d’actualité. "

23:10 Publié dans sources où s'abreuver | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Projet d'Espoir, Bayrou, présidentielle 2007

 
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