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"L'identité nationale française porte un idéal de résistance" : F. Bayrou (Projet Espoir-2007)

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31.07.2008

Les Etats-Unis sont au bord de la panne sèche

lu sur le site de La Croix, un des meilleurs quotidiens français, le meilleur à mon avis, à tester sans a priori, vous verrez !
 


pompe-essence-petrole1.jpgConfrontés à la flambée des prix à la pompe, les Américains réduisent leur consommation. Le pays des « grosses américaines » et des « mobile homes » doit revoir son mode de vie
Faire le plein, coûte que coûte ? Petit à petit, les Américains réduisent leur consommation de pétrole.(Haynes/AFP)

 
De Los Angeles à New York, de Seattle à Miami, les États-Unis ne parlent que de ça. De la crise immobilière ? Non. De la guerre en Irak ? Non plus. De l’élection présidentielle à venir ? Toujours pas. Ce qui fait frémir les Américains, depuis les villes les plus branchées jusqu’aux campagnes les plus reculées, est bien plus immédiat et touche à leur passion commune : la voiture.

Outre-Atlantique, la nouvelle angoisse, c’est le prix à la pompe, une préoccupation presque démocratique : aussi bien le propriétaire d’un 4×4 de marque, qui laisse 100 dollars à chaque plein, que le conducteur d’une voiture hors d’âge, à qui le pompiste réclame chaque jour quelques dollars de plus, sont au bord de la crise de nerfs.

 

Des taxes bien moins élevées qu'en Europe

Pourtant, le prix à la pompe ici semble, pour un Européen, encore bon marché : en moyenne, mettre un litre dans son réservoir coûte à peine plus d’un dollar, soit environ 0,68 €, les taxes étant bien moins élevées. Mais cette faible imposition crée une curieuse illusion optique : l’augmentation du prix du baril est paradoxalement plus douloureuse outre-Atlantique, où le prix de l’or noir représente 75 % du prix à la pompe, que sur le Vieux Continent, où le poids des taxes joue un rôle d’amortisseur.

Quand le prix du baril double à Riyad ou à Caracas, la facture double aussi – ou presque – dans les stations-service de Los Angeles ou de Chicago. Un choc pour le budget des ménages. Selon le ministère de l’énergie, le gallon (3,78 litres) d’essence ordinaire vaut aujourd’hui 4 dollars en moyenne, contre 1,70 dollar en mai 2003.

Car aux États-Unis, on ne paie pas au litre, mais au gallon. Un signe parmi d’autres de l’appétit féroce des Américains pour l’or noir. Plus que n’importe quel autre pays, celui du « drive-in », des « belles américaines » et des mobile homes est « accro ».

"Il faut prendre sur soi pour marcher"

« Chez nous, prendre la voiture est un réflexe, il faut prendre sur soi pour marcher », explique Jenny, jeune avocate écolo à Missoula, ville universitaire de l’État du Montana. Il est vrai que tout, et pas seulement l’espace, vous y invite : le pays compte encore des restaurants drive in très sixties, façon Happy Days et American Graffiti. Quelques cinémas du même type ont également survécu.

Mais le pays ne s’est pas arrêté en si bon chemin, et il s’est mis au drive through : Starbucks, Mc Donald’s, etc. ont tous ce type de magasins qui permet de commander et de récupérer sa nourriture sans sortir de sa voiture, avant de reprendre la route.

Même les banques s’y sont mises : dans le Montana comme ailleurs, on peut aller à la banque en voiture, faire une pause devant un distributeur placé à hauteur de la fenêtre, retirer ses billets et redémarrer. À Las Vegas, on se marie au volant de sa décapotable… « Par contre, il n’y pas de drive through pour les magasins d’alcool, comme en Australie », pouffe Jenny.

15 milliards de kilomètres de moins par mois

D’où les sueurs froides actuelles : ce style de vie est-il compatible avec un baril à 130 dollars ? L’American way of life peut-il survivre à la flambée de l’or noir ? Surtout, le pays sait-il faire autrement ? À vrai dire, beaucoup d’Américains, empêtrés dans la crise immobilière, le ralentissement économique et la hausse des prix alimentaires, n’ont pas le choix. Les chiffres en témoignent : les Américains ont roulé 15 milliards de kilomètres de moins au mois de mai par rapport à la même époque un an plus tôt, selon des statistiques officielles publiées lundi 28 juillet.

Sur les cinq premiers mois de l’année, la distance parcourue est au plus bas depuis 2003. Cette chute est aussi le troisième plus fort recul mensuel depuis 66 ans, date à laquelle ce type de données a commencé à être collectées. Ce qui n’est pas bon pour le business et pourrait aggraver une situation déjà fragile.

À la Tire Factory de Great Falls, le garagiste Joe fait grise mine. Et pour cause, les pneus crevés ne sont plus légion : « Les affaires tournent au ralenti, les gens ne conduisent plus. » Moral à plat aussi à l’University Inn de Missoula : « Une chambre ? Pas de problème, on n’a vraiment pas grand monde en ce moment. Les gens restent chez eux, ils ne prennent plus la route. »

Les scooters sont à la mode

« Maintenant, je réfléchis à deux fois avant de prendre la voiture, car mon budget est passé de 150 dollars à 400 en quelques mois, je ne peux pas continuer comme ça, confirme Susi, mère de famille à Great Falls. Si je peux, j’emprunte la voiture de ma voisine, qui consomme beaucoup moins. » D’autres passent aux deux-roues : à Great Falls, les scooters sont à la mode. Tout comme les voitures hybrides. Andrew vient de passer à la Prius, le modèle de chez Toyota, mais il doute en même temps que ce soit le véhicule le mieux adapté à la vie de la campagne.

« C’est une voiture faite pour la ville, pas pour les longues distances, car la batterie se recharge aux feux rouges, explique-t-il. Ce que je voudrais faire, c’est passer à un moteur ou je puisse utiliser de l’huile de friture. » Andrew est sérieux : depuis quelque temps, l’huile de friture est à la mode. Avec ses effets pervers : les restaurants qui auparavant payaient une société privée pour se débarrasser de leur huile commencent désormais à vendre leurs déchets pour faire tourner les moteurs…

Mais pour s’adapter, il faut en avoir les moyens : la Prius a coûté 26 000 dollars à Andrew (environ 16 000 €). Beaucoup trop pour de nombreux foyers américains. Pour les couches les plus populaires, surtout en milieu rural, la marge de manœuvre est des plus réduites, et c’est tout un style de vie qu’il faut revoir pour joindre les deux bouts.

Quant aux transports publics, ils ne sont pas d’un grand secours. Encore moins à Great Falls : depuis début juillet, les bus de la ville ne roulent plus le samedi. La faute au budget essence, passé en un an de 55 000 € à 220 000 € par an.
 
Gilles BIASSETTE, à Great Falls (Montana)


Nous assistons  à une petite baisse du baril en dollar mais que va-il faire en euro ?  Nous, les européens, compte tenu de notre stucture urbaine et notre mode de vie, nous ne sommes pas encore au bord de l'asphysie. Cela ne m'étonnerait pas de voir le dollar remonter lorsque le prix du baril descendra en dollar, ainsi la pression pétrole restera constante en Europe.  Nous aussi, en Europe, nous sommes des "drogués" aux fossiles, mais encore des "drogués" solvables. Faisons confiance à nos "dealers" pour exploiter notre dépendance ! au MAXIMUM !

 
 

12:44 Publié dans Energie, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dépendance

22.06.2008

la proposition Delors : une Communauté Européenne de l'Energie

 

 Delors.jpg

 Dans un entretien au JDD ce dimanche 22 juin, Jacques DELORS, ancien président de la Commission Européenne propose en ces termes la création d'une Communauté Européenne de l'Energie.

 

 


JDD : Quelle est pour vous M. Delors, aujourd'hui, la priorité pour l'Union?
Comme il y eut la Communauté européenne du charbon et de l'acier, je propose qu'on mette en place une Communauté européenne de l'énergie. Ainsi aurions-nous une politique intérieure de l'énergie, un marché concurrentiel et une attitude commune vis-à-vis des producteurs d'énergie. Quand je vois ce carrousel de pays autour de Poutine et Medvedev, je suis scandalisé. L'Europe se ridiculise. C'est pourquoi il faut bâtir d'urgence une Europe de l'énergie, à laquelle participeront les pays qui le veulent. Les autres suivront plus tard, comme pour l'euro. Pour l'Europe, le choix est simple: ou la survie par l'union ou le déclin et la perte de toute capacité d'influence.

 

 Pour comprendre cette position, je vous invite à regarder le graphique ci dessous.

 Consommation Energie Primaire Scénario base 2030 EU27 (source EU) : toujours plus dépendant du carbone fossile (70 à 75 %) !

Consommation Energie Primaire Scénario base 2030 EU27.JPG

Issu du rapport European Energy and Tranport trends to 2030 (update 2007), ceci confirme à quel point l'EU-27 est dépendante des fossiles (Charbon , Pétrole et Gaz), cette dépendance allant en grandissant. Par ailleurs l'extraction (charbon, pétrole, gaz naturel) au sein de l'Union diminuant aussi très fortement. La situation actuelle de certain pays qui disposent de fossiles peut laisser croire que ceci sont à l'abrisde cette dépendance, mais c'est ne pas prendre en compte la réalité des stocks disponibles dans certain de ces pays (UK, Norvège,..). Voilà une présentation que je devrais faire dans un prochain billet. Pour moi, les caractérisques des systèmes énergétiques (resources, production, distribution, structure des systèmes urbains et industriels) de chaque pays rapprochent plus les européens qu'elles ne les séparent.

Avant que vous disiez, rien à faire, c'est joué, je vous rappelle que ceci n'est pas le futur ! C'est cela la prospective !  C'est (seulement) une anticipation de notre futur si nous nous en tenons à nos politiques. Le futur, c'est à nous de l'écrire en renversant durablement la tendance ! 

Le réalisme politique sera de créer une communauté européenne de transition vers une Europe post-carbone abondant et sobre énergétiquement, en suivant l'exemple suédois. Il est d'ailleurs à remarquer que lors des négociations entre la France, da république tchéque et la Suède pour la mise en place du programme commun sur 18 mois (juin 2008-déc 2009) de la troika, comme l'exige l'organisation mise en place depuis début 2007, le gouvernement suédois n'a pas cessé de mettre en avant cette priorité. Car nous pouvons faire confiance, à tous les personnes "bien-intentionnées" autour de nous pour faore en sorte que si le prix du baril baisse en dollar, cela ne soit pas la même chose en Euros. (*)

Cette communauté européenne, en axant son travail sur la sortie de cette dépendance fossiles, pourra assurer paix et prospérité aux européens qui s'y joindront.

 

Cela voudra dire concrêtement de remettre le politique sur ces politiques pour corriger la tendance "naturelle" du marché de privilégier l'extraction des fossiles par rapport à des solutions d'efficacité énergétique du côté de la demande, mais aussi une utilisation rationelle des énergies renouvelables disponibles.

 

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(*)pour info (mais encore à compléter pour le premier semestre 2008), l'évolution du baril et de la parité Euro/dollar depuis 2002. Idéalement, il faudrait tracer sue le même graphique  le prix du baril en Euros et en Dollar.  On parle toujours de 140 Dollar, mais nous devrons parler en Euros !

Baril, Dollar, Euros.JPGsource: forum oléocène 

 

 

18:19 Publié dans Energie, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : energie, europe, carbone, dépendance

 
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