Liberté, Egalité, Fraternité

"L'identité nationale française porte un idéal de résistance" : F. Bayrou (Projet Espoir-2007)

À propos

Décembre 2009

D L M M J V S
1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31

Catégories

  • Energie, Démocratie, Europe
  • Humour
  • politique de l'instant
  • politique en avant
  • sources où s'abreuver
  • vers demain, dès maintenant

Notes récentes

  • l'effet "Home"
  • Prospérité sans Croissance ?
  • Etat généraux auto : passons à la caisse !
  • lettre de voeux de Jancovici : égal à lui-même !
  • Nos combats continuent en 2009 !
  • Corinne Lepage devant le Parti Démocrate Européen
  • Obama soutient le plan Energie d'Al Gore
  • Les "Pinocchio" du 2D, Diktat de la...
  • A new economy must be invented !
  • l'OIKOS-nomie à reconstruire

Tags populaires

  • politique
  • Bayrou
  • europe
  • energie
  • Sarkozy
  • image
  • urbanisme
  • MoDem
  • humour
  • developpement durable

Archives

  • 2009-06
  • 2009-05
  • 2009-01
  • 2008-12
  • 2008-11
  • 2008-10
  • 2008-09
  • 2008-08
  • 2008-07
  • 2008-06
  • Toutes les archives
Syndicate this site (rss)
Syndicate this site (XML)
Photo

24.07.2008

le voyage lyrique d'un atome de carbone

Relions nous avec la Terre ! 

p-10.jpgLe carbone est un composant de la vie, et voici une phase dans son voyage sans fin, adapté d'un essai de Primo Levi.
Si jamais vous pensiez que vous n'êtes pas connecté à cette planète alors cet essai devrait rectifier cela, car vous avez environ 700,000,000,000,000,000,000,000,000 atomes de carbone dans votre corps (10% de votre masse), chacun d'entre eux a déjà exécuté un nombre incalculable de danses similaires à celle que vous êtes sur le point de lire...
«Notre atome de carbone attend pendant des millions d'années, lié à trois atomes d'oxygène et un de calcium, sous forme de calcaire près de la surface de la terre.
A un moment, un coup de pioche le détache et le voila en route vers le four à chaux, le plongeant ainsi dans le monde des choses qui changent. Il est rôti, et s'accrochant toujours à ses compagnons oxygène, s'échappe par la cheminée et prend le chemin de l'air. Son histoire qui était longtemps immobile, va maintenant devenir tumultueuse.
Il est emporté par le vent, et soulevé dix kilomètres dans les airs. Il a été respiré par un faucon, est descendu dans ses poumons escarpés, mais n'a pas réussi à pénétrer son sang riche et a été expiré.
Il s'est dissout trois fois dans l'eau de la mer, une fois dans l'eau d'un torrent et une fois encore a été rejeté. Il a voyagé avec le vent pendant huit ans: parfois haut, parfois bas, sur la mer et dans les nuages, au dessus des forets, déserts et des étendues de glace infinies; ensuite il s'est retrouvé dans l'aventure organique.
L'atome dont nous parlons a été porté par le vent le long d'un rang de vigne. Il a eu la chance de se frotter à une feuille, de la pénétrer et d'être fixé là par un rayon de soleil.
Maintenant notre atome fait partie d'une molécule de glucose. Il voyage depuis la feuille jusqu'au tronc, et de là descend dans une grappe de raisins presque mûrs. Ce qui suit est du domaine des vignerons.
C'est la destiné d'un vin que d'être bu. Le buveur garde la molécule dans son foie plus d'une semaine, bien recroquevillée et tranquille, réserve d'énergie en attente d'un effort soudain; un effort qu'il fournira le dimanche suivant en poursuivant un cheval s'emballant...
L'atome est emmené par la circulation sanguine jusqu'à une fibre musculaire minuscule dans la cuisse... et plus tard, en tant que dioxyde de carbone, est expiré de nouveau dans l'air.
De nouveau porté par le vent, qui cette fois l'emmène loin, au dessus des Apennines, de l'Adriatique, de la Grèce, de la mer Egée et de Chypre, nous arrivons au Liban, et la danse se répète.
L'atome pénètre et est capturé par le tronc d'un vénérable cèdre, un des derniers. Il pourrait rester dans le cèdre jusqu'à 500 ans, mais disons qu'après vingt ans un ver à bois s'intéresse à lui et l'avale.
Le ver à bois forme ensuite un cocon, et le printemps venu devient papillon de nuit, qui maintenant sèche au soleil, confus et ébloui par la splendeur du jour. Notre atome est dans l'un des multiples yeux de l'insecte.
Quand l'insecte meurt, il tombe au sol et est enseveli au milieu du sous-bois. Ici les micro-organismes omniprésents de l'humus travaillent inlassablement. Le papillon de nuit est lentement désintégré et l'atome s'envole de nouveau.
Il part dans l'air... et finalement vient se déposer à la surface de l'océan et coule lentement. Un coccolithophore passant par là s'approprie l'atome pour construire son squelette délicat de carbonate de calcium. Bientôt il meurt également et plane vers le fond de l'océan, où il est compacté avec un milliard de ses compagnons et leurs atomes de carbone.
Après des temps géologiques, les mouvements des plaques tectoniques ramènent ce sédiment, maintenant sous la forme de falaises de craie, à la surface de la terre, exposant de nouveau notre atome à une aventure potentielle dans la danse complexe de la vie.»

Maintenant regardez votre main – une cicatrice peut-être, ou un ongle. Pensez que c'est plus un lieu de repos temporaire pour les innombrables atomes de carbone qu'une main. Un endroit où ils font une mini pause avant de continuer le vaste voyage infini qui englobe le fond des océans, les cieux, les dinosaures avant vous et des créatures inimaginables qui viendront après nous.
Vous vous sentez reliés maintenant?

(source: guide des initiative de transition traduction coopérative du travail de Rob Hopkins : the Transition Handbook)

(source image : cern.ch )

16:35 Publié dans Energie, Démocratie, Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : poésie, carbone, vie

 
Créer un blog sur Hautetfort
Les derniers blogs mis à jour | Les dernières notes publiées | Les tags les plus populaires
Déclarer un contenu illicite | Mentions légales de ce blog  | Hautetfort est une marque déposée de la société blogSpirit  | Créez votre blog !